« Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » (Ac 1,11)

 

Combien de fois levons-nous les yeux vers le ciel, en quête d’un signe, d’un secours, d’une réponse de Dieu ?

La fête de l’Ascension pourrait nous donner l’impression d’une absence : le Christ semble s’éloigner, et nous restons là, comme suspendus entre ciel et terre.

 

Pourtant, la promesse est là. Ce signe attendu, c’est l’Esprit Saint, donné à la Pentecôte. C’est Lui que les confirmands de notre paroisse s’apprêtent à recevoir avec joie, au terme d’une ou deux années d’approfondissement de la foi.

 

Mais il serait trompeur de penser que l’Esprit attend ce moment pour se manifester.

 

Car, dès le baptême, l’Esprit est déjà donné, déjà à l’œuvre, déjà agissant dans les cœurs. Et ce que nous avons vécu au cours de cette préparation en est un témoignage lumineux. La qualité des rencontres, la profondeur des échanges, la vérité des partages en équipes catéchuménales révèlent combien l’Esprit précède, accompagne et féconde chaque chemin.

 

Personnellement, j’ai été témoin de ce souffle discret et puissant. Dans ces instants de grâce, c’était bien l’Esprit qui présidait à nos rencontres : il éclairait les cœurs, ouvrait les intelligences, unissait chacun dans un même élan d’amour vrai. Les participants, portés par ce courant de vie, se donnaient simplement, avec un cœur disponible à Dieu.

 

Oui, le Ressuscité était là, au milieu de nous.

 

Qui, alors, était l’initié ? Qui était l’enseignant ? Le confirmand ou son accompagnateur ?

Ni l’un ni l’autre… et tous les deux à la fois.

Car dans l’Esprit, chacun reçoit et chacun donne.

 

Que de richesses j’ai reçues dans ces échanges ! Combien ils ont nourri et affermi ma propre foi !

 

Je ne peux que rendre grâce pour ces rencontres, et bénir — c’est-à-dire dire du bien — de ces confirmands que le Seigneur a placés sur ma route durant ce temps de préparation.

 

À leur contact, une parole me revient, comme une évidence :

« Notre cœur n’était-il pas tout brûlant en nous ? » (cf. Lc 24,32)

 

Oui, sans aucun doute. Car chaque fois que nous nous réunissions, le Christ était là, présent. Et son Esprit, bien avant le jour de la confirmation, se faisait déjà vivant et agissant.

 

Alors, pourquoi ne serait-ce pas vous qui vous mettiez en route, l’année prochaine, pour accompagner un confirmand ou un catéchumène ?

Il ne s’agit pas d’abord d’une question de compétences, mais bien d’une disposition du cœur, d’un désir de servir et de se laisser conduire par l’Esprit.

 

Car accompagner, ce n’est pas seulement transmettre : c’est marcher avec, écouter, accueillir, et découvrir, souvent avec étonnement, que le Seigneur nous précède déjà dans le cœur de l’autre. C’est aussi accepter de recevoir autant que l’on donne.

Denis Avril, accompagneteur confirmands