Unité des chrétiens : une semaine, seulement ?
La semaine de prière pour l’unité des chrétiens commence ce dimanche 18 janvier 2026. Comme tous les ans à la même époque puisqu’est fixé au 25 janvier, fête de l’Illumination de l’apôtre Paul, le jour où cette semaine s’achève. En dehors de cette semaine, comment garder ce souci de l’unité entre nos différentes confessions chrétiennes ?
Certains d’entre nous ont dans leur famille des chrétiens d’autres confessions : l’attention à ce qui les unit est alors sensible. Pour d’autres, cette semaine de prière risque de faire long feu. Le danger serait en effet de rester indifférent à la question de l’unité entre chrétiens. Alors, concrètement, à quoi sommes-nous appelés au cours de ces sept jours ? Pourquoi en porter le souci ?
Premièrement, parce que Jésus a prié pour cette unité et qu’il en montre l’enjeu : que le monde croie ! comme le rapporte l’Evangile selon Saint Jean
« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jn 17,20-23)
Deuxièmement, parce que, dimanche 25 janvier, nous entendrons Saint Paul nous dire dans la première épitre aux Corinthiens : « Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions. » ( 1Co 1,10)
Troisièmement, parce que l’Eglise catholique, notamment au cours du Concile Vatican II et par la voix des différents papes, nous exhorte vivement à être habités par l’inquiétude de l’unité. Jean-Paul II écrivait en 1995 dans son encyclique « Ut unum sint » :
« Comment y parvenir ? En premier lieu, par la prière. La prière devrait toujours reprendre en elle l’inquiétude qui traduit une aspiration vers l’unité et qui est donc une des formes nécessaires de l’amour que nous portons au Christ et au Père riche en miséricorde. La prière doit avoir la première place dans le cheminement que nous entreprenons avec les autres chrétiens vers le nouveau millénaire.
Comment y parvenir ? Par l’action de grâce, parce que nous ne nous présentons pas les mains vides à ce rendez-vous : « L’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; … lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables » (Rm 8, 26) pour nous disposer à demander à Dieu ce dont nous avons besoin.
Comment y parvenir ? Par l’espérance en l’Esprit qui sait éloigner de nous les spectres du passé et les souvenirs douloureux de la séparation ; il sait nous accorder lucidité, force et courage pour entreprendre les démarches nécessaires, en sorte que notre engagement soit toujours plus authentique. » (Ut unum sint §102)
Enfin, parce que la persécution de nombreux chrétiens de toutes confessions, au nom de leur foi, de cette foi en Jésus-Christ qui est la nôtre, est un cri qu’il nous faut honorer.
Notre Père, bénis les chrétiens de toutes confessions ! Que notre prière cimente cette fraternité à laquelle tu nous appelles pour que le monde sache que tu as envoyé ton Fils pour nous sauver.
Bertrand de Montclos, diacre permanent de l’ensemble paroissial Saint Pothin-Immaculée Conception



