« Dis seulement une parole et je serai guéri »

A la messe, nous demandons au Christ notre guérison : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri. » Nous reprenons ici la phrase du centurion qui demandait la guérison physique de son fils. Mais c’est une autre guérison que nous demandons à la messe : la guérison de notre cœur. De quoi souffre notre cœur ? De nos manques d’amour, de nos manques de confiance en Dieu, de notre péché. Le péché est une maladie : il empêche en nous un élan de vie de se déployer, la charité.

Quand nous pensons aux maladies, nous avons en tête le mal physique ou psychique mais il existe aussi la maladie spirituelle qui est le péché. De même pour la guérison : nous avons uniquement en tête la guérison physique ou psychique, mais il existe une guérison spirituelle. En fait, le sacrement de réconciliation, la communion, le carême viennent rétablir un élan de vie en nous et participent à notre guérison spirituelle.

En théologie chrétienne, le mot de guérison peut donc être employé dans un sens large. Il s’agit de notre salut, de notre sanctification, de notre divinisation. Corps et âme seront transformés, plongés en Dieu. La Transfiguration du Christ nous le laisse deviner. St Paul nous en parle dans la 2ème lecture de ce dimanche qui annonce la résurrection de la chair à la fin des temps : « le Seigneur Jésus Christ, transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3). Voilà la guérison pleine et entière que Dieu prépare pour nous.

Ce 17 mars de 19h40 à 20h30, puis une fois par mois, lors de cette même soirée de confession et d’adoration du lundi soir, nous proposerons aux personnes ayant des maladies physiques de demander à un binôme de priants de prier pour leur guérison. Le Christ continue aujourd’hui à agir à travers ses disciples. Il a guéri il y a 2000 ans et continue à le faire aujourd’hui. Allons avec foi lui demander de prendre soin de notre corps et de nos souffrances.

Bien sûr, nous ne savons pas la réponse qu’il apportera. Demandons avec foi, tout en laissant la réponse entre ses mains, comme des enfants confiants en son amour. Ce qui est certain, c’est qu’il opérera un travail de guérison en nous, qu’il physique ou spirituel. « Je ne suis pas venu pour les bien-portants mais pour les malades » (Mc 2, 17) ; « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et la vie en abondance » (Jn 10, 10). « J’ai foi Seigneur, viens au secours de mon manque de foi » (Mc 9, 24).

Père Olivier de Petiville

Vicaire de l’ensemble paroissial Saint Pothin – Immaculée Conception