A Lyon, au bord de la Saône, sur une cabine de chantier d’un gris clair, une main a tracé en lettres noires majuscules ces mots en forme de souhait :

« J’AIMERAIS MIEUX COMPRENDRE LE BEAU DU MONDE ».

Une seconde main anonyme a voulu offrir une réponse à cette attente en écrivant :

« Cherche dans le SAINT ESPRIT »

Qu’auriez-vous répondu à cette demande ? Il y a une soif universelle dans ce désir de comprendre la beauté du monde : contempler la création, le beau, le vrai, le bon, percevoir une expression de l’amour qui se donne, voilà ce qui suscite dans l’âme humaine une telle question. Non pas mieux comprendre le Beau mais mieux l’accueillir, être davantage attentif à cette présence mystérieuse que je n’aurai jamais fini de comprendre. N’est-ce pas déjà l’œuvre du Saint Esprit que de s’émerveiller devant la beauté ? Apprendre à goûter la vie, à déceler l’action aimante de Dieu dans mes journées. Quelles sont ces moyens qui me permettent de voir l’Esprit-Saint à l’œuvre ?

· La Création et particulièrement la nature (un paysage, un oiseau, une fleur, un coucher de soleil…) ;

· La Parole de Dieu lorsque celle-ci me rejoint dans mon actualité, me porte dans la journée ;

· La prière, dans l’intimité d’un temps gratuit offert à Dieu ;

· La rencontre marquante avec une personne ou la manifestation d’une amitié ;

· Un sacrement, perception d’une présence vivante ;

La réponse « Cherche dans le Saint-Esprit » résonne en ces jours de Pentecôte comme une invitation à la confiance. Invitation à se lever chaque matin en formulant cette interrogation : « Esprit-Saint, qu’allons-nous faire ensemble aujourd’hui ? » Pour chaque soir rendre grâce à Dieu pour ce qu’il a fait pour moi. En apprenant ainsi à voir l’œuvre de Dieu dans ma vie, je me rends disponible pour témoigner et pour être envoyé.