Edito les théophanies de Jésus

Ce dimanche nous célébrons la 2ème théophanie du Seigneur à savoir son Baptême.

Mais qu’est-ce qu’une théophanie ? Cela signifie « manifestation divine. » C’est-à-dire Dieu qui se révèle à l’humanité.

A Noël, Dieu s’est présenté en bébé venant de naître. Ils se manifestent donc à ses parents en premier lieu évidemment puis à des bergers, catégorie la plus misérable peut-être de l’époque. Nous avons aussi contemplé le Ciel qui se réjouissait de cet avènement ! Malgré tout cette « fête » restait intime.

Lors de l’épiphanie, Dieu s’est manifesté à des mages venus d’Orient. Ces derniers représentent ceux qui sont en-dehors de la Loi, en-dehors de l’Alliance conclue entre Dieu et Moïse. Ils représentent les « nations », les « gentils », les païens, « nous » en fin de compte ! Cette fête annonçait l’œuvre de réconciliation que le Seigneur veut et vient opérer.

Réconciliation de l’humanité avec Dieu en premier chef, avec une alliance conclue avec Dieu qui vient sur terre. Réconciliation de l’humanité, entre les juifs et les païens, appelés à former le « nouveau Peuple de Dieu » à savoir l’Eglise. Réconciliation intérieure enfin. En effet, le Seigneur vient nous proposer sa paix et sa joie, afin que notre cœur puisse ressembler au sien.

Cette réconciliation sera possible par le sacrifice du Christ sur la croix. Mais auparavant il faut préparer les cœurs et les intelligences ! Le baptême du Christ est la manifestation de la divinité de Jésus. Seul Dieu peut en effet réconcilier, pardonner les péchés.

Le baptême de Jésus c’est aussi le début de sa mission publique (avec Cana, dernière théophanie). En tant que Fils de Dieu et Dieu lui-même Jésus va parler et agir avec autorité.

Le baptême de Jésus n’est donc pas comme notre baptême, il veut néanmoins nous montrer l’exemple.

C’est par le baptême que l’on devient pleinement enfant de Dieu, que nous recevons la Foi et la promesse de la vie éternelle. On ne nait pas chrétien on le devient par le baptême. La fête de ce dimanche nous rappelle donc l’importance vitale de ce sacrement.

En ce temps d’épreuves revenons donc à la source. Si un vaccin ou d’autres mesures peuvent certainement aider, tout cela ne peut suffire à l’avènement d’un « monde d’après » plus juste que nombre appellent de leurs vœux. Si notre cœur ne change pas en premier, rien ne changera. Revenir à notre baptême en contemplant celui du Christ est certainement un bon début pour cette année. Belle et sainte année à tous !

Père Pierre-François, vicaire de l’ensemble paroissial saint Pothin – Immaculée Conception.