La vie consacrée, don du Christ pour l’Eglise.

Ce dimanche 2 février nous célébrons la journée de la vie consacrée. Cette fête de la chandeleur
est la fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la purification de la Vierge Marie. En effet,
pour accomplir la Loi, Marie et Joseph vinrent au Temple avec Jésus car tout fils premier-né
devait y être présenté 40 jours après la naissance de l’enfant. Cette « présentation » est marquée
par la rencontre de la Sainte Famille avec Syméon et Anne. Syméon reconnait en Jésus le
Serviteur annoncé par la Bible.
Au niveau liturgique, le prêtre va bénir des cierges et les distribuer aux fidèles. La procession qui
suit symbolise notre marche vers la maison de Dieu où a lieu la rencontre du Seigneur avec son
peuple et en portant ces cierges allumés, les fidèles se souviennent aussi qu'ils ont pour guide
Celui qui est la lumière du monde et qu’ils sont appelés à devenir eux-mêmes lumières au service
du monde.
C’est aussi la journée de la vie consacrée. Saint Jean-Paul II, dans l'exhortation apostolique Vita
consecrata de 1996, écrivait : « le fondement évangélique de la vie consacrée est à chercher dans
le rapport spécial que Jésus, au cours de son existence terrestre, établit avec certains de ses
disciples, qu'il invita non seulement à accueillir le Royaume de Dieu dans leur vie, mais aussi à
mettre leur existence au service de cette cause, en quittant tout et en imitant de près sa forme de
vie. » Ainsi, les personnes consacrées se distinguent-elles par la profession qu'elles font des
conseils évangéliques de chasteté, de pauvreté et d'obéissance. Telle est la beauté mais aussi la
difficulté de cette vie consacrée. Elle est imitation du Christ au plus près, dans tous les aspects de
la vie.
Le Pape François, le 4 mai 2018, a fait un discours où il a livré quelques conseils aux consacrés,
qui sur nombres de points nous concernent tous. C’est ce qu’il a appelé l’attention à porter aux « 3
P », à savoir : prière, pauvreté et patience.
Le Pape rappelle que : « la prière, c’est retourner toujours au premier appel. » « Revenir à Lui, qui
m’a regardé dans les yeux et qui m’a dit : « Viens, quitte tout et viens. » « Et la prière est ce qui
fait que je travaille pour ce Seigneur, et non pour mes intérêts ou pour l’institution dans laquelle je
travaille, non ! » « Sans cet air, nous ne pourrons pas être de bons consacrés. Peut-être serons-
nous de bonnes personnes, chrétiennes, catholiques, qui travaillent dans de nombreuses œuvres
de l’Église, mais la consécration, tu dois la renouveler continuellement là, dans la prière, dans une
rencontre avec le Seigneur. »
« Le second « p » est la pauvreté. « La pauvreté est la mère, c’est le mur de soutènement de la
vie consacrée ». La pauvreté est mère. Sans pauvreté, il n’y a pas de fécondité dans la vie
consacrée. Et c’est le « mur », elle te défend contre l’esprit de mondanité, certainement. Nous
savons que le diable entre par les poches. »
« Et troisièmement, la patience. Sans patience, on ne peut pas être magnanime, on ne peut pas
suivre le Seigneur : nous nous lassons. Nous le suivons jusqu’à un certain point et à la première
ou à la seconde épreuve, au revoir. »
Ce qui est vrai pour un consacré l’est aussi pour tous, quelque soit son état de vie. Prions pour
celles et ceux qui se donnent dans la vie consacrée. Prions les uns pour les autres.

Abbé Pierre-François Émourgeon, vicaire de l’ensemble paroissial Saint Pothin  – Immaculée Conception