Dimanche 1er décembre 2019

Quel cadeau ?

 Et si, à l’approche de Noël, vous échangiez des cadeaux avec Jésus ?

Que lui demander ? Oh, vous saurez vite ce qui vous ferait du bien : une bonne santé, des retrouvailles heureuses, une régularité dans la prière…

Mais que lui offrir ? Attention ! Il n’y a pas de donnant-donnant avec Jésus ! Il se donne lui-même à Noël et ce n’est pas la récompense de vos efforts. Il offre la vie à ceux qui l’aiment et sont dans sa proximité. Alors, comment lui montrer la confiance que vous lui faites, votre amitié ? Peut-être en lui accordant chaque jour un (petit) moment gratuit, ou en lisant sa Parole dans l’Evangile…Pourquoi pas prendre un crayon et noter cela pour pouvoir y revenir d’ici Noël ?

Voici l’Avent et une année liturgique nouvelle qui commence, l’année « A ». La liturgie se revêt de violet. Curieuse couleur alors que les rues et nos maisons se parent de joyeuses décorations. En effet, le violet évoque généralement la pénitence. Mais pas seulement : c’est d’abord une couleur neutre, une non-couleur, marquant un temps de préparation, un temps qui amène à la fête. Le violet fera mieux resplendir l’or de la solennité.

De plus, nous ne chanterons pas le Gloria d’ici Noël : c’est pour renforcer l’éclat de ce chant céleste quand nous le ferons éclater dans la nuit du 24 décembre. Son absence révèle ainsi que l’Avent est un temps inaccompli où la Gloire de notre Dieu est intérieure, silencieuse aux oreilles du monde.

D’autre part, nous lirons le Livre d’Isaïe. C’est le livre par excellence de l’Avent (et si vous veniez le proclamer dans la nuit du 18 au 19 décembre ?). La majorité des lectures de l’Ancien Testament aux messes de l’Avent sont tirées de ce prophète qui annonce la promesse du salut, la venue d’un Messie et le jugement des nations.

Enfin, la Bénédiction solennelle à la fin des messes demande à Dieu une grâce, un don : qu’il nous sanctifie !

Oui, la liturgie a un sens. La liturgie dit quelque chose et elle parle, au même titre que la prédication ; elle est elle-même une prédication. Commencer l’année liturgique non par une commémoration, mais par un temps d’attente, cela nous dit quelque chose d’important.

Cela nous dit que nous ne sommes pas seulement tournés vers le passé, mais aussi vers l’avenir. Quel cadeau !

Père Patrice Guerre,
curé de Saint-Pothin et de l’Immaculée Conception